C'est de Montréal que je vous raconte la dernière partie de mon récit. Ici les narines collent au froid. Mais mon histoire du Nord de la Thaïlande réchauffe. Je vous l'assure. Je n'étais pas fébrile à l'idée de visiter le Nord de la Thaïlande. Tous les gens du Sud à qui je disais que je me rendais à Chang Mai me regardaient avec des yeux presque épeurés en me disant Hoooo cold. Tout en se frottant les bras, pour s'assurer que j'avais bien compris que j'allais geler. Ils n'avaient pas tord. Mon avion atterrissait à 21 h 00. Il faisait peut-être 6 degrés. Et mon hôtel le White Chalet était...white et très beau sur les photos de la brochure. Mais sur le bord de l'autoroute.
La surprise c'est le lendemain matin que je l'ai eue. Quand j'ai vu les gens. Il fait peut-être froid ici mais le sourire des gens réchaufferait un igloo. Dan, mon compagnon de voyage qui avait déjà visité Chang Maï, a eu la gentillesse de me faire découvrir les nombreux jardins cachés près de la rivière. Derrière chaque chocolaterie, chaque boutique ou chaque restaurant, de grandes terrasses. Des endroits où l'on a envie de boire le thé tout la journée. Où les chats paresseux se prélassent. J'ai eu envie de me poser à Chang Mai pour un bon moment. Dan me l’avait pourtant dit que c’était magnifique. Mais j’ai la tête dure…Merci Dan.
Chang Mai a été une suite de belles rencontres. Il y a eu Simon et Tass. Simon habite Chang Mai depuis un an et Tass connaît tous les secrets de la ville. Incluant les meilleures tabl
es. Les petits restaurants où je n'aurais jamais pu commander. Pas de menu en anglais. Les plus grands secrets. La meilleure bouffe du monde. Le meilleur petit bar Jazz. Une soirée avec les danses Thaï traditionnelles où à la fin de la soirée nous avons, pour nous porter bonheur, allumé une lanterne de papier de riz qui s’est envolée dans le ciel. Elle s’est confondue avec les étoiles. C’était beau. Mais je me suis quand même demandé où s’est ramassé la structure de métal de la lanterne quand elle s’est éteinte (!)
Merci Simon et Tass!
Tel que promis j'ai suivi un cours de cuisine. Boom la professeure ( qui veut dire fossettes en Thaï) nous a amené au marché le matin. Petit panier en osier à la main nous faisons l
e tour du marché à découvrir le 5 sortes de gingembres, les 3 sortes de basiliques et les herbes, les épices, les fruits... C'est armée de mon petit tablier et mon foulard sur la tête - ben contente que le filet ne soit pas encore arrivé en Thaïlande - que j'ai préparé 5 plats différents : soupes, sautés, pâte de curry, lait de coco, sticky rice with mango, salade de Papaye On popote, on mange, on mange, on mange. Et on est écœuré de manger du Thaï donc, oui le sacrilège a été commis : J'ai soupé avec de la grosse pizza américaine. Ben oui.
Le plus beau moment du voyage a été le trekking qui nous amenait vers une nuit dans une tribu. Je dois avouer qu’au départ j’étais sceptique sur l’authenticité de la tribu. Je croyais vraiment que nous allions visiter un village qui ressemblerait au Village d’Antan ou encore à celui du
Père Noël, mais version Thaïlandaise : avec des faux indigènes à plumes dans le cul. Mais je me suis trompée. Après 3 heures d’ascension intense (j’insiste sur le mot intense ici) Nous sommes arrivés au sommet d’une haute montagne. Dans un petit village couraient des enfants pieds nus et à moitié nus. Pas d’eau courante. Pas d’électricité. Une vue à couper le souffle :un ciel plus étoilé que je n’avais jamais imaginé, une noirceur jamais vue à la tombée du jour et au matin – après la nuit passée à dormir dans une petite cabane de bambous – des nuages qui viennent presque chatouiller les pieds. C’est simple. C’est beau. En regardant la vue que nous avions des montagnes je me suis juré de ne jamais oublier ce matin de toute ma vie. Quand à Montréal le 6e wagon de métro passera encore trop bondé de gens et que je fulminerai contre la mauvais logistique de la vie, je penserai à ce que j’ai vu ce matin là. Ça devrait me calmer.
Il y a eu plein d’autres beaux moments : l’excursion à dos d’éléphant, le Bamboo rafting, la dernière soirée à Bangkok à boire un verre de vin blanc du haut du 59e étage d’un très haut building en portant un toast à Sylvain qui nous a quitté la veille dans un injuste accident de voiture. Un toast à la vie qui est – et on l’oublie souvent – très courte. Il faut en profiter et je crois que les voyages sont des moments précieux pour y arriver.
C’était le récit de mon voyage. J’ai été complètement séduite. De tous les bords, de tous les côtés. Je reviens chargée de beaux souvenirs. Comme sur un nuage.
Chang Mai a été une suite de belles rencontres. Il y a eu Simon et Tass. Simon habite Chang Mai depuis un an et Tass connaît tous les secrets de la ville. Incluant les meilleures tabl
es. Les petits restaurants où je n'aurais jamais pu commander. Pas de menu en anglais. Les plus grands secrets. La meilleure bouffe du monde. Le meilleur petit bar Jazz. Une soirée avec les danses Thaï traditionnelles où à la fin de la soirée nous avons, pour nous porter bonheur, allumé une lanterne de papier de riz qui s’est envolée dans le ciel. Elle s’est confondue avec les étoiles. C’était beau. Mais je me suis quand même demandé où s’est ramassé la structure de métal de la lanterne quand elle s’est éteinte (!)Merci Simon et Tass!
Tel que promis j'ai suivi un cours de cuisine. Boom la professeure ( qui veut dire fossettes en Thaï) nous a amené au marché le matin. Petit panier en osier à la main nous faisons l
e tour du marché à découvrir le 5 sortes de gingembres, les 3 sortes de basiliques et les herbes, les épices, les fruits... C'est armée de mon petit tablier et mon foulard sur la tête - ben contente que le filet ne soit pas encore arrivé en Thaïlande - que j'ai préparé 5 plats différents : soupes, sautés, pâte de curry, lait de coco, sticky rice with mango, salade de Papaye On popote, on mange, on mange, on mange. Et on est écœuré de manger du Thaï donc, oui le sacrilège a été commis : J'ai soupé avec de la grosse pizza américaine. Ben oui.Le plus beau moment du voyage a été le trekking qui nous amenait vers une nuit dans une tribu. Je dois avouer qu’au départ j’étais sceptique sur l’authenticité de la tribu. Je croyais vraiment que nous allions visiter un village qui ressemblerait au Village d’Antan ou encore à celui du
Père Noël, mais version Thaïlandaise : avec des faux indigènes à plumes dans le cul. Mais je me suis trompée. Après 3 heures d’ascension intense (j’insiste sur le mot intense ici) Nous sommes arrivés au sommet d’une haute montagne. Dans un petit village couraient des enfants pieds nus et à moitié nus. Pas d’eau courante. Pas d’électricité. Une vue à couper le souffle :un ciel plus étoilé que je n’avais jamais imaginé, une noirceur jamais vue à la tombée du jour et au matin – après la nuit passée à dormir dans une petite cabane de bambous – des nuages qui viennent presque chatouiller les pieds. C’est simple. C’est beau. En regardant la vue que nous avions des montagnes je me suis juré de ne jamais oublier ce matin de toute ma vie. Quand à Montréal le 6e wagon de métro passera encore trop bondé de gens et que je fulminerai contre la mauvais logistique de la vie, je penserai à ce que j’ai vu ce matin là. Ça devrait me calmer.Il y a eu plein d’autres beaux moments : l’excursion à dos d’éléphant, le Bamboo rafting, la dernière soirée à Bangkok à boire un verre de vin blanc du haut du 59e étage d’un très haut building en portant un toast à Sylvain qui nous a quitté la veille dans un injuste accident de voiture. Un toast à la vie qui est – et on l’oublie souvent – très courte. Il faut en profiter et je crois que les voyages sont des moments précieux pour y arriver.
C’était le récit de mon voyage. J’ai été complètement séduite. De tous les bords, de tous les côtés. Je reviens chargée de beaux souvenirs. Comme sur un nuage.
J'ai pris plaisir à bloguer pour raconter mon voyage. Même de retour à Montréal, je compte poursuivre. Le contenant sera différent. Je vous tiendrai au courant.
Paul Morand: Voyager, c'est demander d'un coup à la distance ce que le temps ne pourrait nous donner que peu à peu.
Paul Morand: Voyager, c'est demander d'un coup à la distance ce que le temps ne pourrait nous donner que peu à peu.





